Le « règlement retour » des droites et extrêmes droites européennes.

Pour la première fois dans l’histoire du parlement européen, un texte parlementaire a été orchestrée, mis en place et voté conjointement entre la droite et l’extrême droite – en dehors de tout accord de majorité classique . 𝐂𝐞 𝐯𝐨𝐭𝐞 𝐬𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞𝐬 entre une partie de la droite libérale (Renew – majorité), la droite conservatrice (PPE – majorité) et les différents groupes parlementaires d’extrême droite (ECR, PATRIOTS, ESN – opposition).

Pour cela François-Xavier Bellamy (Les Républicains (LR) – FR), rapporteur pour le groupe parlementaire conservateur PPE, a directement négocié avec les différents groupes parlementaires d’extrême droite : ECR (dans lequel on retrouve entre autres la NVA, Fratelli del Italia le parti de Méloni et Identité-Liberté le parti de Marion Maréchal Le Pen, etc.,), PATRIOTS (dans lequel on retrouve le Vlaams Belang et le RN, etc.,) et ESN (dans lequel on retrouve Reconquête le parti de Zemmour ou encore l’AFD allemand, etc.,). 𝐌𝐞𝐥𝐨𝐧𝐢 𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐚𝐥𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐢𝐠𝐚𝐭𝐫𝐢𝐜𝐞 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞.

C’est sous les applaudissements nourris, et mêmes des vivats, que le « 𝑹𝒆̀𝒈𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒓𝒆𝒕𝒐𝒖𝒓 » a été adopté par 389 voix contre 206. L’élu d’extrême droite suédois, rapporteur pour le groupe ECR, a même salué ce vote en écrivant : 𝑳’𝒆̀𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆́𝒑𝒐𝒓𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒂 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆́.

𝟏. 𝐋’𝐞̀𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 :

Dans les pires mesures prisent, citons :

  • 𝐂𝐫𝐞́𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞́𝐬 𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐡𝐨𝐫𝐬 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐞𝐮𝐫𝐨𝐩𝐞́𝐞𝐧 (𝐝𝐢𝐭 « 𝐡𝐮𝐛𝐬 ») :
    Le Parlement européen institutionnalise la création de zones de non-droit où des personnes seront déportées vers des pays tiers, hors de l’Union européenne. Si ce mécanisme existait déjà à travers les accords avec la Turquie, la Tunisie ou la Libye — malgré les alertes d’ONG comme Amnesty International ou Human Rights Watch sur les violences graves et les détentions arbitraires — cette externalisation devient désormais la nouvelle norme carcérale. L’UE et ses États membres vont financer des centres fermés gérés dans des régimes autoritaires, déléguant ainsi leur violence xénophobe et institutionnelle pour se dédouaner de toute responsabilité juridique. En effet, dans ces pays, les clauses de suspension d’incarcération pour cause de violation des droits ne seront pas appliquées.
    En incarcérant les personnes migrantes dans ces centres délocalisés où les conditions de détention seront encore plus dégradées, le contrôle exercé par les avocat·es, les ONG ou la presse sera rendu quasi impossible. Cette stratégie vise également à créer des dispositifs punitifs de transferts de centres en centres pour les personnes, à se doter d’un moyen de pression supplémentaire pour forcer des « retours volontaires » et, surtout, pour casser les luttes internes et externes en coupant les liens et en pouvant disperser entre différents pays les personnes luttant à l’intérieur des centres.
  • 𝐀𝐥𝐥𝐨𝐧𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐝𝐮𝐫𝐞́𝐞 𝐝’𝐞𝐧𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮’𝐚̀ 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐚𝐧𝐬, 𝐲 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐬 :
    Des personnes vont être enfermées durant deux ans pour ne pas être en ordre administrativement. L’UE et ses États membres brisent également un pilier des droits de l’enfance qui stipule que l’on ne peut pas enfermer un enfant. Il s’agit de banaliser l’incarcération des mineurs, y compris par des chantages à la séparation des parents et des enfants. Cette mesure sera prolongeable indéfiniment en cas de menace « à la sécurité » et, si besoin, pourra être réalisée dans prisons – et non uniquement dans des centres fermés.
  • 𝐎𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭·𝐞𝐬, 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧𝐬𝐞𝐢𝐠𝐧𝐚𝐧𝐭·𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐧𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐠𝐫𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐧’𝐞́𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐞𝐧 𝐨𝐫𝐝𝐫𝐞 𝐚𝐝𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐢𝐟 :
    Cette décision marque une rupture historique avec le principe du secret professionnel et les serments éthiques qui régissent les corps médical et professoral. En transformant chaque hôpital et chaque école en un possible piège et chaque fonctionnaire en possible flic des frontières. Ces mesures condamnent délibérément les familles exilées à une clandestinité totale, à l’absence de soins et l’inaccessibilité de l’école.
  • 𝐎𝐛𝐥𝐢𝐠𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐠𝐫𝐚𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐯𝐨𝐥𝐨𝐧𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞, 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐯𝐞 𝐞𝐭 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐩𝐚𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐞𝐱𝐩𝐮𝐥𝐬𝐢𝐨𝐧 :
    Cette injonction se traduit par l’obligation d’accepter la confiscation de documents administratifs, de se soumettre à des séances de « coaching » au départ ou à des rendez-vous forcés dans les ambassades des régimes qu’ils ont fuis. Le refus de se plier à ces exigences entraîne des sanctions immédiates et systématiques : incarcération, retrait du permis de travail temporaire et suppression de toute aide sociale, y compris l’assistance médicale (hors urgence vitale).
  • 𝐄𝐱𝐩𝐚𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐅𝐫𝐨𝐧𝐭𝐞𝐱 :
    Frontex, institution européenne aux pratiques meurtrières, ayant commis et dissimulé des crimes et abus graves tout en bénéficiant d’une impunité institutionnelle malgré de multiples enquêtes, voit son pouvoir et ses moyens considérablement renforcés. L’agence disposera désormais de sa propre flotte d’avions dédiée aux déportations et s’impliquera directement dans la gestion des centres fermés hors de l’Union européenne.
  • 𝐈𝐧𝐬𝐭𝐢𝐭𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐢𝐩𝐞 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐨𝐦𝐩𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 « 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐟𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐢𝐬𝐞́𝐞 » :
    Ce nouveau cadre législatif permet d’enfermer préventivement la quasi-totalité des personnes migrantes sur la base de critères arbitraires. Il suffit désormais qu’une personne ne dispose pas d’un domicile stable — une situation qui concerne souvent les personnes exilées — pour justifier son incarcération.
  • 𝐑𝐞𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐦𝐮𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐮𝐥𝐬𝐢𝐨𝐧 :
    Ce mécanisme contraint tous les États membres à valider une mesure d’éloignement prise par un pays tiers de l’UE, sans aucun réexamen du dossier sur le fond. En pratique, des décisions d’expulsion arbitraires prises par des gouvernements d’extrême droite, comme en Italie ou en Grèce les principaux concernés, s’imposeront à l’ensemble de l’Union sans possibilité de nouveau contrôle juridique. Cette disposition vide le principe du droit d’asile et prive les personnes exilés de toute protection judiciaire réelle face à des décisions nationales arbitraires.

𝟐. 𝐋𝐞 𝐯𝐨𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐡𝐨𝐧𝐭𝐞 : 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐁𝐞𝐥𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞.

En Belgique, 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐞́𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐮 𝐕𝐥𝐚𝐚𝐦𝐬 𝐁𝐞𝐥𝐚𝐧𝐠 ont voté en faveur du texte, 𝐥𝐞𝐬 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐞́𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐍𝐕𝐀 également. 𝐋𝐞 𝐌𝐑 𝐞𝐭 𝐥𝐞 𝐂𝐃&𝐕 ont voté contre ou se sont abstenus, non pour de quelconques motivations humanistes – ils partagent la même vision raciste et répressive sur la migration – mais par crainte que la version de François-Xavier Bellamy risque d’être recalée juridiquement par la Cour de justice de l’Union Européenne (CJUE) et par la Cour Européenne des Droits Humains (CEDH) comme étant contraire à la charte des droits fondamentaux. Benoît Cassart (MR) avait d’abord voté en faveur puis a modifié son vote en contre.

𝟑. 𝐔𝐧𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞𝐬 :

Pour les architectes de la réforme, ce risque juridique est secondaire. Le gain politique est ailleurs : il s’agit d’acter la fin du cordon sanitaire européen et acter l’union des droites en vue de transformer radicalement l’Europe. Même si les cours annulent ces mesures plus tard, les centres fermés gérés par Frontex seront déjà une réalité difficilement réversible. Surtout, 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐚𝐫𝐫𝐞̂𝐭 𝐝𝐞 𝐣𝐮𝐬𝐭𝐢𝐜𝐞 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞́ 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐫𝐦𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥’𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐭𝐭𝐚𝐪𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐞 « 𝐠𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐣𝐮𝐠𝐞𝐬 » 𝐞𝐭 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐱𝐞́𝐜𝐮𝐭𝐢𝐟.

𝐍𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐥𝐚̀ 𝐚𝐮 𝐜œ𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐨𝐜𝐜𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭𝐚𝐮𝐱. Que ce soit aux États-Unis sous Trump ou en Hongrie sous Orban. Récemment ce coup de force a été tentée par Meloni par le biais d’un référendum, heureusement rejeté par la population italienne. Cette stratégie est partagée depuis de longues années par la NVA et le Vlaams Belang et nous voyons déjà les effets de Bart De Wever comme 1er ministre. Il a légitimé les actions de la ministre Anneleen Van Bossuyt (N-VA) sous prétexte que l’UE finirait par donner raison à la décision de la ministre de maintenir sa politique illégale de refus d’accueil malgré les 10 000 condamnations pour non-respect des droits fondamentaux et surtout en refusant la décision émise par la Cour Constitutionnelle belge.

Cette rupture au niveau européen ouvre une nouvelle séquence politique qu’il faut analyser pour ce qu’elle est : 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐞́𝐥𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐟𝐚𝐬𝐜𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐥’𝐞́𝐜𝐡𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐮𝐫𝐨𝐩𝐞 𝐩𝐚𝐫 𝐥’𝐮𝐧𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐞𝐬.

𝟒. 𝐈𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞𝐫, 𝐬’𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐬𝐞𝐫, 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐫 :

Face à cela, il est nécessaire de nous outiller pour comprendre la situation tant pour les personnes migrantes, les conséquences de ce texte sur les politiques qui vont être mises en œuvre et réfléchir sur la manière de lutter. Cela va devoir passer de plus en plus par des alliances et des formes d’organisations à l’échelle européenne, 𝐥𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐨𝐥𝐢𝐝𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞̀𝐭𝐞𝐬 avec les personnes migrantes et aux collectifs et associations qui luttent pour la liberté de circulation et contre les centres fermés. (𝑆𝑖 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑒𝑧 𝑑𝑜𝑛𝑛𝑒𝑟 𝑑𝑢 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠, 𝑑𝑒 𝑙’𝑒́𝑛𝑒𝑟𝑔𝑖𝑒 𝑜𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑖𝑒̀𝑟𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒𝑠, 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑎𝑐𝑡𝑒𝑧 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑚𝑝). Cela passe également par 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟𝐬 𝐞𝐭 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐪𝐮𝐢 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 de l’union des droites qui remet en place 𝒍’𝒆̀𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆́𝒑𝒐𝒓𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔.

Dès à présent, nous vous donnons rendez-vous lors du :

  • 𝐂𝐀𝐅#𝟓𝟎 : 𝐅𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥’𝐄𝐮𝐫𝐨𝐩𝐞 𝐅𝐨𝐫𝐭𝐞𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞 !
    Le mercredi 8 avril 2026 à 18h à la Casa Nicaragua, rue pierreuse n°23 pour un échange autour de ces questions mais surtout sur l’étude Faut-il brûler ou humaniser les centres fermés ? suivi d’un atelier création de banderoles pour la Marche contre le centre fermé de Vottem du Cracpe – Collectif de Résistance Aux Centres Pour Étrangers.
  • 𝐌𝐚𝐧𝐢𝐟𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐞𝐫𝐦𝐞́ 𝐝𝐞 𝐕𝐨𝐭𝐭𝐞𝐦 𝐞𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝐜𝐢𝐫𝐜𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧.
    Le dimanche du 12 avril à 13h à la place Saint Lambert manifestation contre le centre fermé de Vottem et pour la liberté de circulation.
    14h rendez-vous à l’enclos des fusillés.
    15h30 devant le centre fermé de Vottem.

Un·e participant·e au FAL.