En souvenir de Georges

J’accuse le Mouvement Réformateur – Une trahison en bonne et due forme !

Le Mouvement Réformateur n’est plus qu’une coquille vide, un cadavre politique ambulant, une honte totale pour ce que la politique belge a pu représenter un jour. Ce parti qui se disait porteur du libéralisme a abdiqué tout sens de l’honneur et de la morale pour sombrer dans l’opportunisme électoral le plus bas et ignoble. Il ne défend plus rien à part son pouvoir et son image. Tout ce qui pouvait ressembler à une idée de liberté, de justice, d’égalité, a été jeté par-dessus bord au profit d’une quête pitoyable de votes.

Ils ont choisi de pactiser, ouvertement ou en catimini, avec les idées nauséabondes de l’extrême droite, non pas parce qu’ils y croient, mais parce qu’ils pensent que ça leur rapportera électoralement parlant.

C’est un acte de trahison pur et simple. Ils ont transformé la peur en arme politique, la méfiance envers l’autre en programme, et la haine en monnaie d’échange. Le mot “étranger” n’est plus un terme descriptif, mais une insulte honteuse, un outil de division et de stigmatisation.

Le MR a troqué les droits humains contre des chiffres, la compassion contre le calcul politique, la fraternité contre le rejet et la peur. Sous leurs yeux, la démocratie se délite, rongée par la complaisance et la compromission. Ce parti est désormais un tremplin pour la banalisation des idées fascistes, un complice actif du glissement vers des discours autoritaires et racistes.

Mais ce n’est pas qu’une dérive, c’est un choix conscient, un abandon complet des valeurs. Ceux qui se revendiquent “libéraux” au MR applaudissent aujourd’hui des politiques antisociales, discriminatoires, parfois ouvertement racistes. Ils ferment les yeux quand la presse est attaquée, quand la pauvreté est criminalisée, quand la haine sociale s’infiltre dans chaque recoin de la société.

La Belgique molle, celle qui ferme les yeux sur la montée de cette peste, trouve en eux ses complices les plus actifs. Pendant que les “grandes consciences” se terrent dans leur confort, le MR creuse les tombes de la démocratie.

C’est une trahison qui mérite d’être criée sur tous les toits. Le MR n’est plus qu’un mot qui rime avec dégoût, honte et trahison.

Georges Cabay