Un néonazi menace une jeune femme avec un couteau à Liège

Le vendredi 1er mars vers 12h45, Fabian V. un néonazi liégeois bien connu a menacé une jeune femme avec un couteau rue Saint Gilles parce qu’elle portait un pull antifasciste et antispéciste [1]… Elle a demandé à des passant.es de l’aider, qui ont éloigné l’agresseur pendant qu’elle se réfugiait ailleurs.

Ayant connu une certaine renommée dans sa jeunesse grâce à une émission mythique de StripTease (ici et ici), « Tiens ta droite », il n’a depuis lors jamais quitté l’extrême droite et a participé au fur et à mesure des années à la plupart des partis et mouvements néo-fascistes wallons : Agir, Nation, Valeurs Nationales, Parti National Européen, Chez Nous. Condamné à plusieurs reprises pour des agressions et pour racisme, il est également connu pour avoir servi de service d’ordre au sein de l’extrême droite (dernièrement pour le meeting de lancement du parti Chez Nous) ou pour des faits de violences : utilisation d’une bombe lacrymogène contre des militant.es antifascistes en marge d’une manifestation contre le centre fermé de Vottem, intimidation contre des établissements liégeois qu’il considère comme trop à gauche, etc. Dernièrement, nous recevons de plus en plus de témoignages faisant état de Fabian en train de menacer des personnes à Liège.

Si nous écrivons cet article c’est donc pour prévenir les gens que s’ils croisent cet individu, il est aussi bête que dangereux [2].

Ce n’est pas la première fois que des militants d’extrême droite sortent des couteaux pour intimider des opposant.es politiques ou des personnes qui ne leur reviennent pas. En 2019 par exemple, Nathan Costalunga, membre de la Liste Destexhe à Liège, avait sorti un couteau pour s’en prendre à des militant.es antifascistes qui retiraient leurs affiches des panneaux électoraux. Ces dernières années les attaques aux couteaux se multiplient en France. Citons également, parmi d’autres, les meurtres de Davide Cesare « Dax » (2003 à Milan), Carlos Palomino (2007 à Madrid), Pavlos Fyssas (2013 à Athènes) et Michaelis Katsouris (2023 à Athènes), tous poignardés par des néonazis parce qu’ils étaient antifascistes. 

Pourtant malgré ces faits récurrents, la répression policière tape souvent du même côté. Nous en avons encore fait les frais en février dernier lors d’une mobilisation antifasciste à Gilly, où se trouve le local historique de l’extrême droite wallonne sans que les autorités ne fassent rien pour y mettre un terme. Le dimanche 25 février, 5 militants antifascistes se sont fait braquer à la mitraillette et au revolver par des policiers d’une unité anti-banditisme. Pourquoi ? Parce que des membres du parti Chez Nous avaient prétendu au téléphone que les antifascistes étaient armés de couteaux… 

À la différence de l’extrême droite qui aime et use d’armes, en tant qu’antifascistes nous n’en avons pas besoin. Nos armes sont la vigilance et le soutien populaires. Et force est de constater que cette vigilance populaire grandit de jour en jour, comme en témoignent la création de la Coalition Antifasciste de Belgique ou encore la récente réaction d’une foule hétéroclite qui a expulsé spontanément une brochette de Jeunes Nation venus coller des affiches sur le Manège Fonck le 16 février dernier, veille de l’anniversaire du Front Antifasciste de Liège.

#nioublinipardon
#autodefensepopulaire

[1] L’antispécisme est une lutte qui refuse la hiérarchisation des êtres vivants.

[2] https://www.dhnet.be/archives-journal/2007/04/02/liege-BX4UJFKRAZAUFISGKSROUVEY2Y/ et https://www.dhnet.be/regions/liege/2022/02/18/liege-dix-mois-de-prison-ferme-pour-une-tentative-de-vol-UYM3UI7T3FGUDEBTJGSDFJ7IWI/